mercredi 16 juin 2010

Algerie - Mondial 2010: La grosse colère des attaquants

Battus dimanche par la Slovénie (1-0), les joueurs de l’Algérie ne marquent pas un but lors de ces cinq derniers matchs et ils en ont assez d’être considérés comme les seuls responsables. Ras-le-bol d’être vilipendés par les médias algériens pour leur inefficacité. Hier, les attaquants algériens sont venus faire une sévère mise au point qui devrait trouver un écho particulier auprès du sélectionneur, Rabah Saâdane, et de leurs coéquipiers.
En pointe de la fronde, l’avant-centre Rafik Djebbour a été le plus incisif. « Que ce soit moi ou Kader(NDLR : Ghezzal) , il faut être myope pour ne pas voir que l’attaquant est toujours isolé en pointe. A moins d’avoir  pour faire le travail tout seul, c’est archi-compliqué, surtout que le terrain et le ballon ne nous aident pas », constate le joueur de l’AEK Athènes, qui semble craindre pour son statut de titulaire. « Il y a des solutions à trouver, ajoute-t-il. Mais si je dois être écarté (NDLR : face à l’Angleterre vendredi) et si une autre personne doit prendre ma place : Bonne chance ! » 
Karim Matmour, qui a joué en soutien de l’attaquant de pointe, dimanche face à la Slovénie, est tout aussi remonté. « C’est un constat facile, s’énerve le pensionnaire de Mönchengladbach, en Allemagne. Si le joueur rate deux ou trois face-à-face avec le gardien adverse, on peut comprendre qu’on dise qu’il y a un problème d’attaquants. Mais que je sache, ça ne s’est pas passé comme ça face aux Slovènes. » 
Selon eux Ghezzal n’a pas souhaité répondre aux questions , des solutions existent. Il suffit de regarder la télévision et les autres formations de cette Coupe du monde. « On a vu que les équipes du Mondial jouent avec deux attaquants et, derrière eux, un second rideau avec plusieurs partenaires. Les formations attaquent au minimum à quatre ou cinq, analyse Djebbour. C’est ce qui manque à l’Algérie, on attaque à un ou deux. » « Il faudrait qu’on joue davantage dans l’axe, avec un peu plus de fluidité. Mais, pour ça, c’est toute l’équipe qui doit être concernée et pas simplement un ou deux attaquants qui ne marquent pas, ajoute Matmour. On a des solutions. Ryad (NDLR : Boudebouz) peut perturber les défenseurs, son style de jeu peut apporter un peu plus de folie. Mais il y a aussi Djamel Abdoun. Désormais, c’est à l’entraîneur de trouver la bonne mixture. »

L’Algérie, qui envisage de changer de camp de base avant le match face aux Etats-Unis, attend une autorisation de la Fifa. Les Fennecs veulent rejoindre Pretoria le 20 juin, trois jours avant le match. Le Parisien