mercredi 9 juin 2010

Boudebouz, le nouveau chouchou des Algériens


Dépités par le forfait de Mourad Meghni, les Algériens n’ont pas tardé à se trouver une nouvelle coqueluche. En à peine deux apparitions probantes face à l’Eire (28 min) et aux Emirats arabes unis (17 min), le Sochalien Ryad Boudebouz a conquis le coeur des supporteurs. « Ce joueur m’a épaté, confie le grand Lakhdar Belloumi, pilier des sélections de 1982 et 1986.
Son association avec Ziani et Matmour donnera du fil à retordre à n’importe quelle défense. » 

Des points communs avec Ziani 


Les journalistes algériens exhortent désormais le sélectionneur Rabah Saâdane à faire du nouveau venu un titulaire à part entière. Et ce, malgré son jeune âge (20 ans) et son inexpérience internationale. « Compétition », quotidien spécialisé dans le , a publié hier deux pleines pages sur le nouveau chouchou des Algériens. « Je vis ça tranquillement, réagit l’intéressé. Ça fait plaisir de savoir que tout un public compte sur moi. Après, c’est à moi de ne pas le décevoir. » Même ses partenaires sont tombés sous le charme. « Il peut nous apporter un peu de folie et de l’insouciance. Le fait qu’il ait tout ce bagage, ça peut créer des espaces, déboucher sur des passes décisives ou des buts. C’est ce qui peut faire la différence », commente Madjid Bougherra. Autant de louanges sont-elles pour autant méritées ? « Bien sûr, poursuit le grand défenseur. Il est jeune et il a fait une bonne saison en  (NDLR : 31 matchs, 3 buts). Et puis il a choisi l’Algérie. »
Ce choix précoce n’est en effet pas anodin pour les supporteurs algériens. Surtout, il n’est pas sans rappeler un autre Franco-Algérien, , qui lui aussi avait opté pour le maillot algérien à l’âge de 20 ans. Ces deux joueurs ont d’ailleurs d’autres points communs. Ils ont tous les deux porté le maillot de Sochaux et ont le même agent, Karim Aklil. Et Ziani a joué un rôle dans l’arrivée de Boudebouz en équipe d’Algérie même s’il se refusait à l’évoquer hier. « Ça reste entre lui et moi », sourit l’ancien Marseillais. Une esquive en forme d’aveu. Le Parisien