mardi 22 juin 2010

HAKIM CHALABI : « L’altitude pourrait jouer des tours aux Algériens »

Et si les effets de l’altitude s’invitaient en fin de partie demain face aux Etats-Unis? C’est une des craintes formulées par le staff médical des Verts qui a sensibilisé les joueurs à cette éventualité. « Il se peut que des sensations de fatigue dues à l’altitude de Pretoria (1240 m) apparaissent en fin de match, souligne Hakim Chalabi, le médecin en chef de la sélection algérienne.
En général, cela intervient dans le dernier quart d’heure, mais dans une ville comme Johannesburg (1753 m) cela peut être ressenti d’entrée de jeu. »
Sur ce plan scientifique, les joueurs des Etats-Unis pourraient bénéficier d’un petit avantage. Leur camp de base se situe justement à Pretoria où ils résident depuis le début de la compétition. Leurs deux premières rencontres se sont déroulées à Rustenburg et à Johannesburg, là encore deux stades d’altitude. « C’est pourquoi nous avons décidé d’arriver trois jours avant le match, poursuit Chalabi. Ce n’est pas l’idéal mais c’est toujours mieux que d’arriver la veille. Les joueurs ont déjà une sensibilisation avec le stage effectué à Crans-Montana (Suisse) avant le Mondial. »

Le staff a insisté énormément sur la récupération

Après le match contre l’Angleterre, Rabah Saâdane et ses adjoints ont énormément insisté sur la récupération. Ils sont même allés jusqu’à annuler une opposition qu’ils avaient programmée lors de l’entraînement d’hier. Par ailleurs, il existe des techniques avec des masques spéciaux à faible composition en oxygène que les joueurs doivent respirer une heure par jour. L’équipe d’Algérie en était munie mais ne les a pas utilisés de crainte de « trop médicaliser » la préparation. En revanche, il semble que les Anglais s’en soient servis. Sans résultats visibles.
Après leur premier match à Polokwane (1310 m) face à la Slovénie, plusieurs joueurs algériens s’étaient montrés sceptiques. « On a fait beaucoup de bla-bla autour de l’altitude mais je n’ai rien ressenti », expliquait . « Normal, répond Hakim Chalabi. A Polokwane, les joueurs bénéficiaient encore des effets positifs du stage de Crans-Montana mais ceux-ci ne sont pas éternels. Cela dure de deux à trois semaines et à Pretoria, on ne sera plus dedans. » Le Parisien