mercredi 12 octobre 2011

Crise au Mouloudia d'Alger: Un club aux abois

 MCA, un club aux abois
Pourtant connu pour être l'un des grands clubs au niveau national et continental, et ce, de par son standing ainsi que son grand public qui le suit partout, le MCA, aujourd'hui, est en proie à des problèmes qui le déguisent.
 le club phare de la capitale vit une situation des plus catastrophiques ces dernières années, en témoignent les résultats en dents de scie qu'il enregistre. De ce point de vue, tout porte à croire que le MCA est loin d'être un club professionnel. Autrement dit, les Vert et Rouge ne convainquent plus leurs fans. Ce qui explique le manque cruel dont souffre le club sur tous les plans. Ajoutez à cela la valse des entraîneurs qui peinent à rester longtemps à la tête de la barre technique, le manque d'un médecin digne de ce nom, ainsi que le manque d'argent qui a ruiné le club, sans oublier le caractère SDF du club qui ne dispose pas encore de son propre stade.

Le MCA à la recherche d'un président
Il n'est un secret pour personne que le MCA est en passe de connaître un grand problème au niveau de la présidence du club, à savoir le CSA. Un bras de fer est engagé entre deux personnes, en l'occurrence, Amrous et Zedek, pour la présidence du club. En effet, un conflit est né entre les deux hommes, prenant en otage l'avenir du club qui est au bord de l'agonie. Ceci dit, les supporters du club n'arrivent pas à comprendre le pourquoi de cette histoire, car avant tout, c'est l'avenir de l'équipe qui doit primer. Or, au train où vont les choses, rien n'augure de lendemains meilleurs pour le MCA, dans la conjoncture actuelle du club. 
Un club qui manque d'argent
Le MCA est l'un des grands clubs algériens qui ne dispose pas de moyens financiers pour réaliser tous ses objectifs. De ce fait, la direction éprouve toutes les peines du monde pour régulariser la situation des joueurs. Ainsi, le manque d'argent met les responsables dans une position des plus délicates pour payer les joueurs. De plus, en cas d'échec, ils justifient leurs défaites par le manque de liquidités. A titre de rappel, cela fait au moins trois mois que les camarades d'Attafen n'ont pas touché leur argent. Ce qui explique, en partie, le grand marasme que vit le Mouloudia dont les résultats sont à la traîne ces dernières années. D'ailleurs, la saison dernière, le club a failli connaître, une nouvelle fois, la relégation, à cause d'incessants soucis financiers.

Staff technique instable
En plus des problèmes énumérés précédemment, le club phare de la capitale n'a pas encore trouvé d'entraîneur pour prendre en main la barre technique, se contentant de l'apport de Meguellati qui supplée le départ de chaque coach. Le problème est que le club a consommé plusieurs entraîneurs en peu de temps. Autrement dit, la valse des entraîneurs est un problème récurrent au niveau du club mouloudéen qui bricole pour préparer ses matches. Ceci dit, la direction est, à chaque fois, obligée de limoger un entraîneur pour le remplacer par un autre, mais ces derniers temps, ce sont les entraîneurs qui démissionnent de leur poste. Pour rappel, Nauzaret, Rabier, Alain Michel, Zekri et enfin Benchikha sont des techniciens dont le MCA s'est séparé en l'espace de 3 ans. En somme, cela n'est pas pour arranger le club le plus populaire d'Algérie.

Club professionnel manquant de médecin
Ceci dit, il est convenu que chaque club dit professionnel se doit d'avoir en son sein un médecin. Or, comme tout le monde le sait, l'Algérie a lancé le processus de professionnalisation avec tout ce que cela suppose comme moyens. Il est clairement indiqué que chaque club doit disposer de son propre médecin. Toutefois, au MCA, il n'existe qu'un soigneur qui a pour tâche d'apporter des soins aux joueurs. Les dirigeants du club se contentent d'un kiné. D'ailleurs, plusieurs joueurs blessés, à l'image d'Attafen, Zeddam et Cherfa peinent à se relever de leurs bobos du fait de l'absence d'un médecin habilité à les aider à revenir rapidement sur les terrains de football. InCompetition