mardi 24 novembre 2015

Le projet d’Emin-Auto en voie de concrétisation

Le projet de construction automobile porté par Emin-Auto depuis une année, un projet qui peine à voir le jour depuis son annonce en raison de l’indisponibilité du foncier industriel, vient de trouver un point de chute.

Il devrait voir le jour dans la zone industrielle de Tamzoura, située à la limite de la frontière de Témouchent avec Oran, ce qui viendrait renforcer le pôle mécanique à l’ouest du pays avec Renault et Peugeot. L’information livrée par le wali de Témouchent, la semaine dernière, a été confirmée par Menouar Hacène, le représentant d’Emin-Auto venu assister à une rencontre de travail du wali avec les 70 investisseurs dont les projets ont été retenus pour bénéficier de la concession d’une parcelle au sein du parc industriel en bordure de la RN108, un parc sur lequel l’un d’eux vient d’être installé, cela bien que l’aménagement de celui-ci n’est pas encore effectif.

Cette prise de possession accordée de façon volontariste est une manière de leur signifier l’engagement des autorités locales en faveur de l’investissement productif. Incessamment, a annoncé le chef de l’exécutif de wilaya, d’autres projets lourds seront installés, leurs travaux de réalisation se feront de la sorte concomitamment à ceux de voirie à la charge de l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière sur la zone industrielle.

Emin-auto, une entreprise algéro-turque à 70% à capitaux algériens, n’a actuellement d’autre activité que la commercialisation de six marques de véhicules asiatiques dans trois pays, l’Algérie, l’Irak et la Turquie. «L’usine, du moins tous ses équipements sont disponibles. Ils ne demandent qu’à être installés.

Au départ, les objectifs se limitent à 10 000 véhicules par an, pour atteindre 100 000 à plein régime avec la perspective d’exportation dans les pays du Maghreb et l’Egypte, ainsi que les pays subsahariens. Mais encore, le taux d’intégration nationale qui sera au départ de 30% devra atteindre 70%, la partie chinoise ne se réservant au final que la fabrication du moteur et de la boîte à vitesse. C’est vous dire ce qu’il est possible de faire en matière de sous-traitance en Algérie de concert avec le partenaire turc. Enfin, le véhicule JAC qui revient actuellement à 2,5 millions de dinars verra son prix chuter à 1,5 million, car ce qui augmente les prix c’est le coût du transport et les taxes à l’importation», a indiqué à El Watan Menouar Hacène.

Pour ce qui est du montant du projet, il atteint 200 millions de dinars. Les autorités locales l’ont avalisé et trépignent de le voir réalisé. Mais en raison de son montant, il ne relève pas de leurs prérogatives de le valider. Sa concrétisation doit attendre le feu vert du conseil national de l’investissement, dont les réunions ne sont qu’épisodiques…