lundi 14 décembre 2015

CAN U23 : Bilan de la participation algérienne

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Equipes Nationales

Publié le 14 décembre 2015 à 15:35 par M-A D

Les jeunes de la sélection olympique, qui méritent désormais cette appellation depuis leur qualification historique aux JO, auront beaucoup appris et donné à la fois une leçon aux sceptiques.

Ils n'étaient pas attendus par les observateurs qui n'avaient pas été convaincus par leurs prestations avant la compétition et même le staff savait qu'il n'avait pas forcément l'effectif pour faire un tournoi aussi réussi.

La gestion, arme décisive

C'est pour cette raison que le sélectionneur a bâti une équipe capable de résister au jeu adverse avec un milieu à trois à priori très défensif mais sa composition avec deux joueurs notamment Chita et Benkhemassa a su magnifier cette maitrise de l'entre-jeu pour en faire une arme redoutable grâce à des ailiers rapides.

C'est aussi ce qui a pu causer le fléchissement en finale puisque Schürmann n'avait pas un banc suffisamment étoffé pour faire tourner son effectif. Il ne comptait qu'une seule vedette, Zineddine Ferhat qu'il a su gérer aussi.

Il s'est avéré au final que ce sont ceux qui gèrent le mieux leurs matchs, comme le Nigeria face au Sénégal en demi-finale qui ont réussi durant cette CAN où les conditions n'étaient pas faites pour les équipes joueuses.

Apprentissage

Il n'en reste pas moins que l'Algérie s'est présenté avec des talents qui manquent d'expérience et c'est celle-ci qu'ils ont accumulé durant ce tournoi. Avec les résultats venants, ils ont pris confiance en eux, chose que les jeunes joueurs ont du mal à faire généralement dans le contexte local où le résultat prime avant la formation.

Le meilleur exemple est celui de Meziane qui s'est révélé durant cette compétition alors qu'il a eu du mal à s'imposer jusque là en club au sein d'une équipe usmiste à l'effectif pléthorique.

Formation

L'autre constat, c'est celui de la formation, la sélection U23 de 2015 présente beaucoup moins de talents que celle de 2011 (où on retrouvait notamment, Aouedj, Belaili et Bounedjah) mais la moitié de l'effectif a eu une formation de qualité en fréquentant pendant au moins deux à quatre ans l'académie de la FAF entre l'age de 15 à 19 ans.

Cette même académie fermée en 2013 donne naturellement ses fruits avec des joueurs arrivés à maturité à l'age de 22 ans alors qu'on a jugé un peu vite cette expérience comme ratée après la CAN U20 de 2013 organisée en Algérie où certains de ces joueurs ont terminé dernier de leur poule.

Schürmann, le discret

Enfin on doit aussi rendre hommage à cet entraineur suisse qui n'a pas fait de bruit, qui n'a pas cherché à fabriquer une équipe en se basant sur des joueurs formés ailleurs. Il a fait avec ce qu'il avait, il a su protéger ses poulains à base d'une communication minimum

La leçon, c'est qu'il faut donner du temps plus que de l'argent pour bâtir sur le long terme. Il faut faire confiance et donner à ceux qui méritent la reconnaissance.

DZfoot.com



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