mercredi 2 décembre 2015

«Les temps sont difficiles»

Le contrat signé avec Béjaïa Logistique va au-delà de la fourniture de véhicules. Etes-vous en plein dans l’étape de solutions de transport ?

Oui. Mais je dirais qu’on pourrait progresser, dans le sens où il y a deux ans seulement qu’on a commencé à mettre en œuvre cela. Nous avons beaucoup travaillé les axes après-vente et nous avons des équipes sur le suivi et le support des clients grands comptes, comme Béjaïa Logistique.

Nous mettons à disposition des outils particuliers pour arriver par exemple à suivre ne serait-ce qu’un stock de pièces de rechange. Il faut pouvoir cibler précisément ces types de pièces dont nos clients ont besoin pour éviter tous les temps d’immobilisation. Ensuite, l’utilisation des véhicules c’est la formation des chauffeurs, et il faut faire des rafraîchissements en permanence sur les formations.  Les camions ont évolué aujourd’hui. Ils sont dotés de boîtes optidriver et il faut donc une phase de prise en main pour les chauffeurs.


Quelle est la part de marché de RTA ?

On est quasiment à 50% aujourd’hui et cela varie en fonction des mois. Actuellement, les temps sont un peu difficiles. Cela est dû à pas mal de soucis dans le cadre des importations et donc on se situe entre 40 et 45%.

Ces temps difficiles vous ont-ils dicté de revoir vos prévisions à la baisse ?

Nous n’avons pas énormément de visibilité pour arriver à voir quel volume on pourra faire en 2016, cela est en rapport avec le contexte. On est toujours positif. Nos camions sont conformes au nouveau cahier des charges techniques qui a été imposé. Nous avons fait les investissements pour les infrastructures qu’on nous demandait. Nous les avions déjà quasiment. Maintenant, on souhaite que la situation avance et qu’on se remette à pouvoir commercialiser et assurer nos prestations de service sur les camions Renault Trucks en Algérie.