mercredi 1 février 2017

CAN 2017 : sept ans après, l’Egypte est en finale

L’Egypte est en finale de la CAN 2017. Les Pharaons ont réussi à atteindre le dernier palier de la Coupe d’Afrique des nations en dominant le Burkina Faso, aux tirs au but (4-3), dans la première demi-finale du tournoi, disputée mercredi au stade de l'Amitié de Libreville (Gabon).

Sept ans après l’édition de 2010, qui a vu leur dernière consécration, les Pharaons sont de nouveau en finale du tournoi continental. Les Egyptiens ont arraché leur billet pour la grande finale au bout d’un scénario rocambolesque, digne des meilleurs séries et téléfilms « Made in Cairo », avec comme héro du jour le gardien de but, et capitaine d’équipe, Issam El Hadary.

Le Burkina rate le coche

Dans une rencontre plutôt moyenne, dominée en grande partie par le Burkina Faso, rien ne présager un tel épilogue.

Partie sur un faux rythme, la première mi-temps n’a pas été prolifique en occasions de but. Les Burkinabais ont fait l’essentiel du jeu, en se procurant la meilleure occasion des 45 premières minutes par Touré Blati (8’), sans toutefois réussir à rejoindre les vestiaires avec une avance au tableau d’affichage.

Une deuxième mi-temps bien meilleure

La pause citron terminée, la seconde période a repris sur les mêmes bases que la première. Bien décidés à débloquer la situation, les Etalons ont accentué leur domination en s’installant dans la moitié de terrain égyptienne.

De leur côté, les septuples vainqueurs de la CAN ont décidé de précéder par des contres en guettant la moindre faille dans la défense adverse, laissant le soin à leur gardien, El Hadary, d’équerrer les attaquants burkinabais par ses nombreux arrêts décisifs.

Et c’est véritablement contre le cours du jeu que les Pharaons ont réussi à prendre l’avantage à la 65e minute par l’intermédiaire de Mohamed Salah. Idéalement servi par Kahraba, le joueur de l’AS Rome (Italie) enroule parfaitement son ballon et le dépose dans la lucarne de Koffi.

Néanmoins, l’avance des égyptiens a été de très courte durée. Huit minutes seulement après avoir encaissé ce but, les Etalons ont égalisé par l’incontournable Bancé (73’). Etrangement seul au point de pénalty, au milieu d’un paquet de défenseurs égyptiens, le longiligne attaquant de l’ASEC Mimosas (Côte d’Ivoire) a eu toute la latitude de contrôler le ballon de la poitrine, après un beau centre de Kaboré, pour ensuite déclencher une frappe imparable qui relance les Burkinabais et leur permet d’arracher les prolongations.

A l’image des 90 minutes du temps réglementaire, les deux protagonistes de cette première demi-finale n’ont pas pu se départager à l’issue des prolongations, en même si les Burkinabais auraient pu marquer au vue de sa domination stérile.

El Hadary, le héro du jour

Dans la fatidique  séance des tirs au but, les choses ont très mal commencé pour les vainqueurs du jour suite au ratage d’El Said, premier tireur. Il aura fallu attendre ensuite l’avant dernier penalty des Burkinabais pour voir El Hadary s’illustrer en arrêtant le tir de son homologue, Hervé Koffi.

Du haut de ses 44 ans, le héro du jour s’est de nouveau distingué en arrêtant le tir de Bertrand Traoré et permet par la même occasion à son équipe de son hisser en finale.

Les camarades de Kahraba seront fixés sur leur futur adversaire après le déroulement de la seconde demi-finale, prévue jeudi soir (20h00) à Franceville, entre le Cameroun et le Ghana.

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