mercredi 7 juin 2017

L’USM El Harrach annonce l'ouverture de son capital social

La direction de l'USM El Harrach, pensionnaire de la Ligue 1 algérienne de football, par le biais de son revenant président, Abdelkader Manaa, a annoncé mercredi l'ouverture du capital social de sa société sportive par actions (SSPA), une procédure sur laquelle elle place d'énormes espoirs pour "donner une dimension à la hauteur de l'histoire du club".

La direction du club, consciente que "la problématique du financement du sport en général et le football en particulier, est au centre des préoccupations des gestionnaires des nouvelles sociétés par actions", estime  que "le passage du statut d'amateur à celui de professionnel (en 2010, ndlr) sans transition, à occasionné l'effet inverse de celui escompté", indique un communiqué du club.

Par conséquent, le conseil d'administration de l'USMH se dit convaincu que "la seule issue susceptible de pérenniser l'existence du club est d'ouvrir le capital social aux investisseurs qu'ils soient du secteur public ou privé, ou de personnes physiques", précise la direction d'Essafra, dont l'équipe n'a toujours pas assuré son maintien parmi l'élite avant trois journées de la clôture du championnat.

Le même communiqué a fait remarquer au passage que le "tarissement des sources de financement, et le recours au seul financement des pouvoirs publics a engendré un esprit d'assister, et de consommateur de subventions", un état de fait qui ne peut perdurer surtout avec la conjoncture économique actuelle qui a "remis en cause les programmes arrêtés en matière de développement et de restructuration".

A l'instar de la quasi-totalité des clubs professionnels en Algérie, l'USMH n'a pas été épargnée par les gros soucis financiers, ayant même résulté des mouvements de grève enclenchés par les joueurs pour revendiquer la régularisation de leur situation financière.

L'USMH n'est pas le premier club à avoir opté pour l'ouverture de son capital social, mais sans pour autant que cette action ne porte ses fruits. Les opérateurs économiques ne sont plus tentés par investir dans le football. 

Seuls quatre formations ont été rachetées par des entreprises publiques et privées : le MC Alger, le CS Constantine, la JS Saoura (Sonatrach et deux de ses filiales) et l'USM Alger (Groupe ETRHB). Malgré l'apport desdites sociétés, ces clubs ne sont pas mieux nantis sur le plan financier. La preuve: ils n'arrivent pas à honorer les salaires de leurs joueurs d'une manière régulière.

APS

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