mercredi 2 mai 2018

Ligue des champions : « nuit parfaite » pour Benzema, jours de gloire pour le Real

Après un an en clair-obscur, Karim Benzema a retrouvé la lumière, mardi, lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions qui a propulsé l'équipe de Zinédine Zidane en finale pour la troisième saison d'affilée.

Hué, moqué, critiqué, Benzema a traversé un long tunnel d'inefficacité avant de briller à nouveau avec un doublé face au Bayern Munich (2-2), qui ont contribué à le « ressusciter »,  selon les mots du quotidien El Pais.

En neuf années au Real, celui que les médias Espagnols appellent simplement « Karim » a pu vérifier combien les supporters Madrilènes sont exigeants, voire volatiles : fustigé pour ses statistiques jugées indignes d'un N.9 merengue (11 buts en 42 matches cette saison), il a été finalement ovationné par le stade Bernabeu, au terme d'une prestation étincelante.

 « La nuit était tellement folle que même Benzema a marqué », a osé le journal El Mundo, tandis que Marca, quotidien sportif le plus lu d'Espagne, plaçait en ‘'Une'’ sa photo de dos avec ce titre: « A l'assaut de la 13e! ».

« On a assisté à une immense rédemption de Benzema, dont beaucoup d'entre nous étions lassés », a résumé dans un éditorial Alfredo Relaño, directeur du journal Madrilène As. « Il est reparti avec deux buts et le plus grand nombre de ballons récupérés (7), épuisé mais heureux. »

En janvier, au plus fort de la crise de résultats du Real, la presse réclamait des renforts au poste d'avant-centre et de gardien, que Zidane avait chaque fois refusé. Et Benzema comme Keylor Navas, infranchissable, lui ont donné raison.

 « J'ai défendu Karim comme je défends tous mes joueurs », a simplement commenté Zidane, souvent qualifié de « grand frère » par Benzema.

 Le scénario s’est finalement répété puisque "KB9", déjà contesté, avait été décisif en demi-finale retour l'an dernier avec un dribble d'anthologie contre l'Atlético.

 « Il a montré dans une demi-finale de Ligue des champions, comme l'année dernière, que c'est un grand joueur. Il n'a jamais baissé les bras », a souligné l'entraîneur Madrilène.

Au coup de sifflet final, la star Cristiano Ronaldo a réservé une longue accolade à son meilleur complice. Et tous les joueurs ont salué la persévérance de cet avant-centre atypique et collectif, plus créateur que finisseur.

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